En bref
- Make (ex-Integromat) est un outil d’automatisation no-code qui connecte plus de 3 000 applications pour faire circuler des données sans écrire une ligne de code.
- Depuis fin août 2025, la facturation se fait en crédits plutôt qu’en opérations : la plupart des actions consomment 1 crédit, les fonctions IA en consomment davantage selon les tokens utilisés.
- Le plan gratuit offre 1 000 crédits par mois et 2 scénarios actifs, sans limite de durée, avec un intervalle minimum de 15 minutes entre deux exécutions programmées.
- Les plans payants démarrent à 12 dollars par mois pour 10 000 crédits (Core) et montent jusqu’à 38 dollars pour Teams, avec environ 15 % d’économie en facturation annuelle.
- Make convient surtout aux automatisations à plusieurs étapes ; pour un besoin ponctuel très simple, un outil plus limité comme Zapier peut suffire.
Automatiser l’envoi d’un e-mail de bienvenue, synchroniser une commande avec un tableur ou faire remonter automatiquement un lead capté sur LinkedIn dans un CRM : ce sont exactement les tâches que Make promet de prendre en charge sans écrire de code. Cet avis Make fait le point sur le fonctionnement réel de l’outil, anciennement connu sous le nom Integromat, sur son système de crédits qui a remplacé les anciennes opérations, sur les tarifs 2026 et sur ce que le plan gratuit permet vraiment. L’objectif : savoir si Make convient à une TPE, un freelance ou une petite équipe avant de s’y investir.
Sommaire
Make (ex-Integromat), c’est quoi exactement ?
Make est une plateforme d’automatisation no-code qui relie entre elles plus de 3 000 applications professionnelles (Gmail, Google Sheets, Shopify, Slack, HubSpot…) pour faire circuler des données sans intervention manuelle. Concrètement, l’utilisateur construit un scénario sur un canevas visuel : un déclencheur (une nouvelle ligne ajoutée dans un tableur, un e-mail reçu, un formulaire rempli) met en mouvement une suite d’actions dans d’autres applications.
L’outil s’appelait Integromat jusqu’en 2022, date à laquelle il a changé de nom pour devenir Make, sans changer de moteur technique. Il vise le même public que Zapier ou n8n, des entrepreneurs et des équipes qui veulent connecter leurs outils du quotidien sans recruter de développeur. Sa particularité tient à son canevas visuel, qui affiche tout le flux de données d’un coup d’œil et facilite la construction de scénarios avec plusieurs branches et conditions. C’est le point de départ de cet avis Make : comprendre ce moteur visuel avant de comparer les tarifs qui suivent.
Comment fonctionne Make : scénarios, modules et applications
Un scénario Make s’organise autour de modules, chacun représentant une action dans une application connectée. Le premier module est toujours un déclencheur (nouvelle ligne, nouvel e-mail, webhook entrant) ; les suivants enchaînent des actions pour créer, lire, mettre à jour ou supprimer une donnée.
Entre ces modules, des outils intégrés, routeurs, filtres, agrégateurs, itérateurs, permettent de trier les données, de les transformer ou de dupliquer un flux vers plusieurs destinations. Cette logique visuelle, où l’on voit littéralement les données passer de bulle en bulle, distingue Make des interfaces plus linéaires de ses concurrents et le rend plus lisible sur des automatisations à 10 ou 15 étapes ; cette architecture modulaire revient d’ailleurs souvent dans les avis Make consacrés à l’automatisation avancée. Chaque exécution complète d’un scénario, du déclencheur à la dernière action, constitue une exécution, à ne pas confondre avec les crédits consommés à l’intérieur de cette exécution.

Les crédits Make expliqués : la fin des opérations
Depuis fin août 2025, Make facture en crédits plutôt qu’en opérations, un changement de vocabulaire confirmé sur la documentation officielle de l’éditeur. Dans la grande majorité des cas, la règle reste simple, une action de module (lire une ligne, créer un contact, envoyer un message) consomme 1 crédit.
Les modules qui font appel à l’intelligence artificielle (résumé de texte, extraction de contenu, recherche web IA) consomment davantage de crédits, calculés en fonction du nombre de tokens traités par le modèle utilisé. Les modules de gestion d’erreurs et les routeurs, eux, ne consomment aucun crédit. Une automatisation simple à 3 ou 4 étapes consomme donc généralement entre 3 et 5 crédits par exécution, ce qui permet d’estimer assez facilement le volume mensuel nécessaire avant de choisir un plan, un point que cet avis Make détaille ci-dessous avec les tarifs réels.
Les tarifs Make en 2026
Make propose cinq plans, du gratuit à l’Enterprise sur mesure, avec un curseur qui ajuste le prix au volume de crédits choisi, de 10 000 à plus de 8 millions par mois. Voici les tarifs constatés directement sur la page officielle au moment où nous écrivons ces lignes, pour un volume de 10 000 crédits par mois. Make facture en dollars ; la conversion en euros dépend du taux de change du jour.
| Plan | Prix (10 000 crédits/mois) | Pour qui |
|---|---|---|
| Free | 0 $ (1 000 crédits/mois) | Découvrir l’outil sur un premier scénario |
| Core | 12 $/mois | Scénarios illimités, besoins de base |
| Pro | 21 $/mois | Exécution prioritaire, variables personnalisées |
| Teams | 38 $/mois | Équipes, modèles de scénarios partagés |
| Enterprise | Sur devis | SSO, fonctions personnalisées, support dédié |
Le passage d’un plan à l’autre ne change pas seulement le nombre de crédits inclus. Core débloque les scénarios illimités et l’accès à l’API Make, Pro ajoute l’exécution prioritaire et les variables personnalisées, et Teams ouvre la gestion d’équipe avec des rôles et des modèles de scénarios partagés. Le paiement annuel réduit la facture d’environ 15 % par rapport au paiement mensuel, sur tous les plans payants. Cet avis Make retient surtout le plan Core comme point d’entrée réaliste pour une activité individuelle ou une petite équipe.
Le plan gratuit Make : ce qu’il permet vraiment
Le plan Free donne accès à 1 000 crédits par mois, sans limite de temps ni date d’expiration de l’offre, ce qui suffit pour tester Make sérieusement avant de payer quoi que ce soit. Il autorise 2 scénarios actifs simultanément, l’accès à la bibliothèque complète de plus de 3 000 applications et les outils de base comme les routeurs et les filtres.
Pour une TPE qui automatise seulement une ou deux tâches récurrentes, la remontée d’un formulaire de contact vers un tableur ou l’envoi d’une notification à chaque nouvelle commande, 1 000 crédits mensuels peuvent suffire sur la durée. C’est nettement plus généreux que le plan gratuit de Zapier, plafonné à 100 tâches par mois, mais moins flexible que n8n en auto-hébergement, gratuit sans limite de volume pour qui accepte de gérer soi-même l’infrastructure technique. Sur ce point précis, cet avis Make rejoint globalement les retours disponibles en ligne : le plan gratuit est correct pour tester, pas pour faire tourner une activité au quotidien.
Les limites à connaître avant de se lancer
La contrainte la plus visible du plan gratuit est l’intervalle minimum de 15 minutes entre deux exécutions programmées, contre 1 minute sur tous les plans payants : impossible donc de déclencher une automatisation à la minute près sans passer au plan Core.
Le temps d’exécution maximal d’un scénario est plafonné à 5 minutes en gratuit, contre 40 minutes en payant, ce qui peut poser problème sur des traitements de fichiers volumineux. Le transfert de données est limité à 512 Mo par mois, et la taille maximale d’un fichier traité à 5 Mo, deux plafonds qui montent respectivement à 5 Go et 100 Mo dès le passage au plan Core.
L’historique d’exécution n’est conservé que 7 jours en gratuit, contre 30 jours sur les plans payants, ce qui complique le diagnostic d’une erreur survenue la semaine précédente. Ces limites reviennent souvent dans les avis Make publiés par des utilisateurs professionnels, bien plus que le prix lui-même.

Maia, AI Agents et MCP Server : les nouveautés IA de Make
Make a beaucoup investi sur l’intelligence artificielle depuis 2025. Maia by Make permet de décrire une automatisation en langage naturel et de laisser l’outil proposer un premier scénario, plutôt que de partir d’un canevas vide.
Les Make AI Agents, encore en bêta, permettent de construire des agents autonomes capables de prendre des décisions au fil d’un scénario plutôt que de suivre une logique strictement linéaire, avec le choix entre le fournisseur IA intégré de Make ou une clé API personnelle vers OpenAI, Anthropic ou Google Gemini.
Le Make MCP Server, plus technique, permet de connecter un assistant IA externe directement aux scénarios Make pour qu’il puisse déclencher des actions réelles dans l’entreprise, un peu à la manière dont Claude Cowork orchestre des tâches à travers plusieurs outils connectés. Ces trois briques restent optionnelles : elles ne changent rien pour qui utilise Make pour de l’automatisation classique sans intelligence artificielle.
Make face à Zapier, n8n et Power Automate
Face à Zapier, Make se distingue par son canevas visuel et par des scénarios capables de gérer plusieurs branches et conditions en un seul flux, là où Zapier multiplie souvent les automatisations séparées pour un résultat équivalent.
Face à n8n, la comparaison est presque inversée : n8n est open source et peut être auto-hébergé gratuitement, ce qui séduit les profils techniques, alors que Make reste un service entièrement hébergé, plus simple à prendre en main mais sans option d’hébergement local. Face à Power Automate, l’avantage de Microsoft tient surtout à son inclusion dans certaines licences Microsoft 365 déjà existantes ; Make, de son côté, couvre un catalogue d’applications plus large et une communauté de gabarits plus fournie.
Pour une entreprise déjà équipée en outils variés, CRM, e-mailing, tableurs, réseaux sociaux, sans être structurée autour de Microsoft, Make reste souvent l’option la plus simple à mettre en route, ce que confirme cet avis Make sur la plupart des cas d’usage rencontrés. Cette comparaison rejoint le tableau détaillé de notre guide sur l’automatisation des tâches en entreprise, qui met plusieurs plateformes côte à côte.
Make et les données de votre entreprise : le point RGPD
Faire circuler des données clients ou prospects entre plusieurs applications via Make implique nécessairement de partager ces données avec Make en tant que sous-traitant au sens du RGPD, ce qui suppose de vérifier ses garanties contractuelles avant de connecter des outils qui hébergent des données personnelles.
Make héberge son infrastructure chez AWS, avec des centres de données en Europe et en Amérique du Nord, ce qui laisse la possibilité de conserver les traitements dans l’Union européenne. Cela n’exonère pas l’entreprise de ses propres obligations : documenter les traitements automatisés dans son registre, limiter les scénarios aux données strictement nécessaires et vérifier la présence d’un accord de sous-traitance avant de connecter un outil qui traite des données de clients ou de salariés.
Ces obligations existent quel que soit l’outil d’automatisation choisi, mais elles sont d’autant plus faciles à négliger sur une plateforme qui, par nature, fait transiter des données entre plusieurs services externes en même temps. Cet avis Make ne remplace pas un conseil juridique : en cas de doute sur un traitement sensible, mieux vaut consulter un professionnel du RGPD.
Avis Make : pour quels usages en TPE ou en solo ?
Make prend tout son sens dès qu’une tâche répétitive implique au moins deux applications qui ne communiquent pas nativement entre elles : remonter un lead capté sur un formulaire vers un CRM et une feuille de calcul en même temps, générer une facture dès qu’un paiement est confirmé, ou publier automatiquement un nouvel article de blog sur les réseaux sociaux.
Un freelance ou une TPE gagne surtout du temps sur les tâches administratives à faible valeur ajoutée : saisie répétée d’informations, copier-coller entre outils, relances manuelles. À l’inverse, Make n’a que peu d’intérêt pour une automatisation ponctuelle à une seule étape, comme renvoyer un e-mail à chaque inscription à une newsletter, où un outil natif de l’application concernée suffit largement. Le calcul à faire avant de s’abonner reste le même que pour n’importe quel outil SaaS : le temps gagné doit dépasser le temps passé à construire et à maintenir le scénario.
Comment bien démarrer avec Make sans se noyer
La bibliothèque de gabarits prêts à l’emploi reste le point d’entrée le plus rapide : plutôt que de partir d’un canevas vide, il est possible de dupliquer un scénario déjà construit pour un besoin proche (synchronisation CRM, publication automatique, notification d’équipe, etc.) et de l’adapter à ses propres comptes.
Commencer par un seul scénario simple à 3 ou 4 étapes permet de comprendre la logique des modules et le fonctionnement des crédits avant de complexifier, une logique proche de ce que nous détaillons dans notre guide sur les méthodes de productivité pour ne pas se laisser déborder par ses propres outils. Le tableau de bord d’exécution en temps réel, disponible dès le plan gratuit, permet de repérer immédiatement une étape qui échoue plutôt que de le découvrir plusieurs jours après.
Surveiller sa consommation de crédits dès les premières semaines évite les mauvaises surprises en fin de mois, en particulier si des modules IA sont utilisés, puisqu’ils ne consomment pas un nombre fixe de crédits mais un volume qui dépend du texte traité. C’est sans doute le conseil le plus utile de cet avis Make pour qui débute : mieux vaut sous-dimensionner son premier scénario que le complexifier trop vite.
L’histoire de Make : d’une startup tchèque au rachat par Celonis
Make est né en 2012 à Prague sous le nom Integromat, fondé par une équipe tchèque emmenée par Patrik Šimek et Ondřej Gazda, sans aucun investisseur extérieur. L’entreprise a grandi en autofinancement pendant huit ans, jusqu’à atteindre environ 10 millions de dollars de revenus récurrents annuels sans lever le moindre financement, une trajectoire rare dans le secteur de la tech.
En octobre 2020, Integromat a été racheté par Celonis, une entreprise allemande spécialisée dans l’analyse et l’optimisation des processus d’entreprise, pour un montant dépassant 100 millions de dollars. En février 2022, la plateforme change de nom pour devenir Make, avec Fabian Q. Veit, ancien directeur des opérations de Celonis, nommé à sa tête en tant que fondateur et PDG de cette nouvelle entité. Le moteur technique reste largement celui d’Integromat, mais l’ambition affichée depuis le rachat dépasse la simple automatisation tâche par tâche pour viser l’orchestration de processus complets à l’échelle d’une entreprise, en cohérence avec le métier historique de Celonis.
À retenir
Make reste une valeur sûre pour automatiser des tâches répétitives entre plusieurs applications, à condition d’accepter une courbe d’apprentissage un peu plus raide que celle de Zapier et de surveiller sa consommation de crédits une fois des scénarios IA ajoutés au mix. Cet avis Make peut se résumer ainsi : le plan gratuit suffit pour tester sérieusement l’outil sur un ou deux scénarios ; passer au plan Core devient pertinent dès que l’intervalle de 15 minutes entre exécutions ou le plafond de crédits deviennent un frein réel à l’activité.
FAQ avis Make
Make est-il gratuit ?
Oui, Make propose un plan gratuit permanent avec 1 000 crédits par mois et 2 scénarios actifs, sans carte bancaire ni durée limitée. Les plans payants démarrent ensuite à partir de 12 dollars par mois pour 10 000 crédits.
Quelle est la différence entre Make et Zapier ?
Make utilise un canevas visuel qui affiche tout le flux de données d’un scénario en un coup d’œil et gère nativement les branches conditionnelles, alors que Zapier fonctionne davantage par automatisations séparées, plus simples à créer mais moins lisibles sur des scénarios complexes.
Make est-il difficile à apprendre pour un non-développeur ?
La logique de base, un déclencheur puis des actions, se prend en main en quelques scénarios, mais la richesse des outils intégrés (routeurs, agrégateurs, fonctions) demande un peu plus de temps que Zapier avant d’être pleinement maîtrisée.
Combien coûte Make pour une petite entreprise ?
Comme le résume cet avis Make, pour un usage modéré, quelques automatisations actives, le plan Core à 12 dollars par mois pour 10 000 crédits couvre généralement les besoins d’une TPE ou d’un freelance ; un usage plus intensif ou impliquant des modules IA nécessite de monter en gamme ou d’acheter des crédits supplémentaires.
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